Un temps d’hiver, la neige et le ruisseau —
l’un dort sous le givre, l’autre chante encore,
entêté de courant sous la glace qui l’enserre,
comme une voix qu’on n’a pas su taire.

Le froid a posé son silence sur les toits,
les arbres tiennent leur souffle,
et seul le ruisseau, fil de vie sous le blanc,
ose encore dire que le printemps n’est pas une légende.

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